Mardi 15 juillet 2008


              L'envie d'écrire. Ceux qui n'se sentent pas motivés à lire, tant pis.
      Ce n'est pas l'endroit où j'ai grandit, pas en vrai. Voyez plutot, j'y ai grandi en faits. Ce sont là-bas mes plus beaux souvenirs d'eau, de soleil, et de famille. C'était peut être le temps de l'insouciance, quand on pouvait s'enorgueillir de chaque trophée arraché à quelque bête étrange qu'on aurait pu terrasser dans les broussailles arides. Là-bas, c'est le souvenir d'un camping très particulier. Là-bas c'est le désir d'acheter ces gros malabars roses, bien trop gigantesques pour nos petites bouches mastiquant frénétiquement. C'était,alors le "temps" des francs, oui : 40 centimes, pour nous ça ne représentais pas grand chose ... Juste une ou deux pièces de monnaie. Quelques secondes plus tard, un sourire s'étalait sur toute la largeur de notre face. Un sourire, je le sais, au goût sucré. Comme ceux qui se font trop rares aujourd'hui, un sourire qui faisait saliver d'impatience, un sourire aux conservateurs,à conserver au plus chaud dans sa mémoire.
       Ou alors, nos têtes blondes courant sur la terre aride, jonchée d'épines sèches, vers le torrent en contrebas. Je me souviens, le tambour des sandalettes remontant le long de mes jambes, répercuté par mon propre petit cœur. Qui pulsait, alors, à l'époque, pour lui seul. Construire des radeaux avec l'écorce d'un vieil arbre, réinventer la navigation, les lois de la physique. Et l'admiration, l'émerveillement, de tout. L'apprentissage sûrement, de toutes les choses de la vie. En ce moment j'aimerai y retourner, à un mode de vie plus stable où chaque jour était un émerveillement perpétuel, un miracle fabuleux, une innovation incalculable... Je me souviens ... Tout ... Et j'y suis comme attiré, comme un oiseau vers son endroit de naissance, là où il ira faire à son tour faire naître ses enfants.

       Lui, c'est un roc. Un roc fait en glace. Je le comprends, oui. Comme un frère comprends son sang, comme deux images différentes d'un même esprit. Un rien le perce. Un rien spécifique. Je l'admire de loin, sans jamais trop m'approcher. Même, je joue, rentre dans son jeu : celui qu'il veut bien me faire jouer. A son évocation mes joues n'embuent, mes yeux se teintent d'un bleu plus perçant. Toute résistance est avec lui inutile, il me jauge et me tue d'un regard, parfois. Il me rempli de fierté à d'autres moments, à sa façon tellement imprévisible. Mais sous tout le reste se cache celui que j'ai toujours connu, rayonant. Il attend son tour, perché sur son rocher face à la mer. Il n'est pas loin, à portée de main, presque ... je le touche.

      Ma drogue s'appelle imagination. Ma religion la franchise. J'éssaye à cet instant précis de faire plier mon esprit pour ne ressentir que les émotions, les sentiments que je veux faire passer de ma tête à mon corps. Allons, voyons, ce n'est pas impossible, on peut se forcer à des choses bien pires que ça. Je peux arrêter de me sentir vide, m'inventer un comble de moi même, un ciment qui boucherait les affres du temps. Du "temps" ah ça oui, non ... quand même pas si peu de temps ? Je peux, puisque je le veux. Même si c'est si compliqué, dur, presque impossible, douloureux, blessant, addictif, privatif,  je peux arrêter de vouloir être Deux.
      C'est aussi simple que ça.
      Aussi simple que le dire.
      Que le dire ... Fort ?
      Peut être, qu'en le murmurant, en suppliant à ceux qui veulent bien l'entendre, au gré du vent ?
      En espérant, plus fort.

par Slann
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Lundi 7 juillet 2008

Tenderness


par Slann
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Lundi 7 juillet 2008
Jess Reno : King With God On Leash



par Slann
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Samedi 5 juillet 2008

Empty_05.
Sources : Graffiti Style1 Monfalcone ; O gens, Le temps c'est de l'art ! Ody Saban ; Musik Mekanik Cirkus affiche pour le 20 sept 2007 ; Bouche bleue, Cedric Alby .

Langue de Bôf et Freestyle Inter-phonique :                               11
Langue de Bôf et Calculigraphie Prolongée :                               15
Pathetiques Integralement Appliquées aux Effes :                     16
Fission Ratatomique et Bidouillages Mol-culinaires :                18
Art de Faire Parler les Cailloux et les Ptites Bêtes Mortes :       14
Coloriages en Dépassement et Biogra-ttouilles Minoritaires :  11
Liposuccion Véhémente et Etrange Primaire : Steak :                 18
Liposuccion Véhémente et Etrange Secondaire : 99 Balons :    17
L'audace, c'est ça :                                                                            08
Emplafonades Coulées Volantairement Dispensatoires :           13
Trés Petite Elipse :                                                                            19
C-Art d'un Rôle Hépatique dans l'Histoire :                                 17

Moyenne : 85 brouzoufs et 37,2 koris. Mention poil de cheveux et qui mieux-mieux +2 .


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"Il passent des feuilletons débiles dans l'frigo, dès qu'on ferme la porte !"



par Slann
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Mercredi 2 juillet 2008

          J'voulais que ça explose. Que tout pète. C'est donc ça, ce qui s'est passé. Quand le fardeau des secrets fait couler le reste, l'entraîne vers ce fond, sans fond. Comme si, je voyais les murs s'effondrer un à un. Les visages disparaissent, se ternissent, leurs regards sont fuyants. Ils disparaissent : ils le mériteraient presque, puisque de toute façon plus rien ne les raccroche aux constructions nôtres, à part des bribes de mensonges et de faux-semblant. Un coup, bien bas. Plusieurs, assénés sur la nuque, qui se raidit, puis au hasard d'une car(prom)esse, se fléchit une fois de plus, se courbe. Je suis, un peu trop trensparent, parfois. Je n'peux pas voir les autres se déchirer, se faire souffrir.
           Je veux, croire à un amour plus vaste. Qui ne se limite pas à des jeux dégueulasses, malsains. Pourtant, on m'y prète. On m'inclue dans la danse. J'le vois déjà, le poids de la culpabilité se dresser sur ma tête. Oui, seulement moi je me suis démené. Chantez, pour me faire chanter. De toute façon , si c'est votre plaisir. Moi le miens, il n'inclue pas de faire souffrir les autres. Mon plaisir ne fait souffrir que moi. Je l'ai choisi, laissez ceux dont ce n'est pas le cas respirer un peu. Souvenez vous, réfléchissez au mal. Vous n'avez rien à vous reprocher ? Alors moi non plus. Je suis peut être un fouineur, mais je suis honnête.



                          


             Ca a implosé.
            
Le vide, c'est comment ?
            
C'est noir.
            
J'appelle : "Chloë ..."
            
Dans cette noirceur, j'ai froid.
            
Une image, au fond de mes yeux clos. Peut être juste une lueur.
             Une deuxième fois j'appelle, d'une voix tremblante, à travers ma bouche sèche.
          Petite soeur des ombres, entoure moi, ton nom est solitude. Ton nom resplendit, dans mes lumières artificielles. Tournoie, dans ta robe simple, noire. Ta peau luit, je suis seul à te voir, seul à entendre ta voix qui rit, cristalline, s'écoule et ricoche comme une cascade sur les pierres anciennes des ruines où tu m'as donné rendez-vous. Je suis comme transporté, à des lieux de toute vie animale, où la nature seule reprend ses droits, en secret. Ta peau, luit. Elle me parait trop blanche sous la lune émerveillée. Tes doigts fins se découpent, cisèlent les noirs arbres en dentelle des plus fines. Tes mains sont tranchantes, à travers les chairs je le crains. De même qu'un vampire serait attiré par le sang, je suis envoûté par cette danse, je veux rentrer dans la tienne, que tu me fasse partager tes grâces, en me frôlant juste, de peur que d'un mouvement trop brusque nos mains se tranchent, se touchent. Mon coeur, s'alourdit alors, enfle. Bom ... Bom ... Bom ...
        J'explose, je ne tiens plus. Mes jambes s'avancent, d'un pas net mais peu assuré. Le contact de la pierre sur mes pieds nus est froid, celui des herbes légèrement humides agréable. je trensforme la brise légère en caresse. J'ai envie de m'enfuir, tout mon corps me le dicte. Il fait anormalement froid. Je troque, mes habits simples contre une chemise noire, un pantalon ample, noir lui aussi. Je me contente, de regarder, pour l'instant. Tu m'as vue. Je suis, comme toi. Tu vois, je t'ai immité, je suis toi, n'est-ce pas ? Chloë ... regarde ... moi ? Tu ... Je ... me contente de me laisser ennivrer par son parfum frais. Trop frais, il emplit mes poumons, d'une bouffée d'air à ralonge, soupir inverse, à en faire imploser mon corps.
      A la seconde, où j'entre dans cette danse, mon corps épouse la courbure de ses mouvements. Je ne veux pas. Je le désire pourtant. Faire un. Non, faire Deux. Ardent, désir. Je suis en transe, totalement obnubilé par ses cheveux noirs, profonds, qui s'agitent à l'air comme animés d'une force propre. Le contact vient pourtant, et alors mon coeur se soulève. Ses pieds nus touchent les miens, d'une erreur délibérée de sa part. Mes os craquent. Douleur ! Mon visage se tord un peu, je le résorbe vite pour ne laisser paraitre que la joie et l'effort. Mon sourire s'élargit, la blessure se referme, je l'ai déjà oubliée. Je n'ai plus qu'une seule idée en tête.
          T
on nom est solitude. Ton nom, je le cris soudain quand tu t'araches à moi. quand, avec un sourire en coin, tu te retournes. Et, la tête penchée, tu fixes la forêt qui s'embrase. Attirée toi même par des feu-follets, Le miens, s'aurait pu être toi. Ca l'a été même. Je sens encore d'ici la clarté opalescente de ta peau m'effleurer. Tu as l'air heureuse, entourée des êtres de feu. ils brûlent.
        I
ls se consument. Je ne suis pas bien différent d'eux. A peine une brindille qui s'embrase.
        Quand le rêve s'éloigne, en sursaut brutal. Mon corps se raidit. Plus d'herbe sous mes pieds, juste l'hiver au dehors.
        C
hloë, la deuxième soeur.
par Slann
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