Vendredi 18 janvier 2008
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18:30
[ Kangourous, léopards, tous les mêmes pour faire des strings ]
Elle s'est faite attendre
...
Depuis le mois d'Octobre où elle aurait du spointer : la pluie a enfin débarqué en Normandie ... en plein mois de Janvier
au moment ou il serait plus logique de voir tomber la neige ... On lui expliquera pas les saisons. Bien sur il a plu avant cette semaine, mais pas de la vraie pluie qui trempe et qui glace, alors
ca compte pas. Un bon texte commence par le début, alors on va commencer au milieu, pour voir.
En attendant le bus je me dis que la galère ne fait que commencer, des trombes d'eau qui tombent, à en croire ce qu'il me reste de sensations dans les pieds, directement dans les chaussures. Les gouttes s'écrasent sur moi comme les milliers de petits poings rageurs de ceux qui n'ont pas eu leur troisième part de flan. Je crois un instant qu'on me jette des cailloux, me retourne, et m'aperçois que dans l'humide noirceur de l'instant, il n'y a que moi, la pluie et le vent. Je paranoïe, je paranoïe. Mon esprit divague alors ... au rythme des marteaux sur l'enclume, des gouttes sur ma tête. Jme sens soudain incroyablement seul, dans une espèce de sphère immobile, remplie d'eau, qui suinte, goutte et ruisselle. Complètement immobile à regarder la pluie, comme hypnitosé, je me dis que finalement je suis pas si mal. Je soupire, mais moi seul l'entend. J'esquisse un ou deux sourires au mur noir qui m'entourre, puis, entraîné par la musique, je commence à danser sous la pluie, seul... Un de ces instants magiques ou on se sent bien dans notre monde mais dont on nous ramène trop vite. en l'occurence, les feux d'une voiture qui passe, lentement. Ils me font reposer les pieds sur terre, et mes jambes redeviennent immobiles, un peu honteuses de ce à quoi on a pu ressembler, à danser seu lsous la pluie au son d'une musique inaudible.
J'en oublie presque que j'attends le bus et manque de lui faire signe. Le bus - un peu de répit ... et puis si ... nan ? - . San le bus ca sent le vêtement mouillé, la boue, et pas mal l'humide et le renfermé chaud. Il fait pas plus chaud que dehors, juste un peu moins mouillé.Un énorme sourire au chauffeur accompagné d'un "bonsoir" que je crois franc et jovial, rendu d'un coup de tête.Jme dis qu'il doit en voir des sourires et des gueules d'enterrement, des bonjour et des bonsoirs, et je le vois bien sortir sa carte du "coup de tête neutre" (dont seuls les chauffeurs de bus ont le secret) à chaque montée ou descente. S'ensuit un trajet magnifiquement inactif, jusqu'à ce qu'un "vérification des titres de transport" me sorte de mes rêveries. Je nsais pas depuis combien de temps le contrôleur attend a coté de moi, mais il a l'air énervé et il me sort un merci a ciseler de la dentelle dans les montagnes. Tant pis, désolé, ou même pas. A mon étonnement, je suis plutot content de sortir du bus pour retourner sous la pluie.
Le temps de marcher est venu, c'est pas loin, peut-être 10 minutes, mais ca uarait pu durer des heures. La pluie est toujours lourde et épaisse, aucun de mes vêtements n'est étanche, je me demande si ca changerait vraiment quelque chose si j'étais nu, et jme dis que ca srait cool d'éssayer. Mes pas qui se font longs me rapprochent un peu plus de la chaleur et du sec. Pourtant, je me sens incroyablement bien la ou je suis -seul piéton, seul- moment propice à l'introspection, la barière sonore de la pluie sur le béton en fond musical. Je souris, regarde en l'air. C'est beau la nuit. Plus j'avance et plus mon sourire s'élargit. Aux passages piétons, les voitures s'arrètent, ca me fait msentir puissant .Waha je suis le fou qui arrète les voitures. Eux me regardent bisarrement, à travers leurs éssuie-glace... Etrange la vision de quelqu'un qui sourit sous la pluie, trempé jusqu'à l'os. Je leur donne un sourire, ils l'ont bien mérité les pauvres, avec leur plein d'essence a 60 €. La pluie qui tombe, seulement... Jme décroche maintenant la machoire tellement je souris. Est-ce que je le fais exprés ? Certainement, mais je suis vraiment heureux, pris d'une frénésie de joie pour une raison ou une autre. Jfais pas attention ou je marche alors forcément mes pieds finissent dans les flaques. Tant pis, mouillé pour mouillé... Jme dis que finalement, si j'aime bien la pluie, c'est parce que jpeux rentrer au chaud... je m'imagine pas tellement passer la nuit dehors.
Le noir et la pluie, ca me fait penser aux retours de soirées dans les bars, ou on s'entasse à 7 dans une voiture et ou j'écope invariablement du coffre. Je fais mine de râler, mais j'aime bien au fond. On passe trop peu de temps dans le coffre des voitures, à regarder filer le paysage à l'envers, l'impression que si on tend les jambes on pourra s'amuser a frotter ses chaussures sur le bitume qui défile. L'incroyable impression d'éloignement aussi, qu'on s'éloigne de l'ivresse et de la convivialité, pour rentrer chaqu'un dans sa propre monotonie.
En attendant le bus je me dis que la galère ne fait que commencer, des trombes d'eau qui tombent, à en croire ce qu'il me reste de sensations dans les pieds, directement dans les chaussures. Les gouttes s'écrasent sur moi comme les milliers de petits poings rageurs de ceux qui n'ont pas eu leur troisième part de flan. Je crois un instant qu'on me jette des cailloux, me retourne, et m'aperçois que dans l'humide noirceur de l'instant, il n'y a que moi, la pluie et le vent. Je paranoïe, je paranoïe. Mon esprit divague alors ... au rythme des marteaux sur l'enclume, des gouttes sur ma tête. Jme sens soudain incroyablement seul, dans une espèce de sphère immobile, remplie d'eau, qui suinte, goutte et ruisselle. Complètement immobile à regarder la pluie, comme hypnitosé, je me dis que finalement je suis pas si mal. Je soupire, mais moi seul l'entend. J'esquisse un ou deux sourires au mur noir qui m'entourre, puis, entraîné par la musique, je commence à danser sous la pluie, seul... Un de ces instants magiques ou on se sent bien dans notre monde mais dont on nous ramène trop vite. en l'occurence, les feux d'une voiture qui passe, lentement. Ils me font reposer les pieds sur terre, et mes jambes redeviennent immobiles, un peu honteuses de ce à quoi on a pu ressembler, à danser seu lsous la pluie au son d'une musique inaudible.
J'en oublie presque que j'attends le bus et manque de lui faire signe. Le bus - un peu de répit ... et puis si ... nan ? - . San le bus ca sent le vêtement mouillé, la boue, et pas mal l'humide et le renfermé chaud. Il fait pas plus chaud que dehors, juste un peu moins mouillé.Un énorme sourire au chauffeur accompagné d'un "bonsoir" que je crois franc et jovial, rendu d'un coup de tête.Jme dis qu'il doit en voir des sourires et des gueules d'enterrement, des bonjour et des bonsoirs, et je le vois bien sortir sa carte du "coup de tête neutre" (dont seuls les chauffeurs de bus ont le secret) à chaque montée ou descente. S'ensuit un trajet magnifiquement inactif, jusqu'à ce qu'un "vérification des titres de transport" me sorte de mes rêveries. Je nsais pas depuis combien de temps le contrôleur attend a coté de moi, mais il a l'air énervé et il me sort un merci a ciseler de la dentelle dans les montagnes. Tant pis, désolé, ou même pas. A mon étonnement, je suis plutot content de sortir du bus pour retourner sous la pluie.
Le temps de marcher est venu, c'est pas loin, peut-être 10 minutes, mais ca uarait pu durer des heures. La pluie est toujours lourde et épaisse, aucun de mes vêtements n'est étanche, je me demande si ca changerait vraiment quelque chose si j'étais nu, et jme dis que ca srait cool d'éssayer. Mes pas qui se font longs me rapprochent un peu plus de la chaleur et du sec. Pourtant, je me sens incroyablement bien la ou je suis -seul piéton, seul- moment propice à l'introspection, la barière sonore de la pluie sur le béton en fond musical. Je souris, regarde en l'air. C'est beau la nuit. Plus j'avance et plus mon sourire s'élargit. Aux passages piétons, les voitures s'arrètent, ca me fait msentir puissant .Waha je suis le fou qui arrète les voitures. Eux me regardent bisarrement, à travers leurs éssuie-glace... Etrange la vision de quelqu'un qui sourit sous la pluie, trempé jusqu'à l'os. Je leur donne un sourire, ils l'ont bien mérité les pauvres, avec leur plein d'essence a 60 €. La pluie qui tombe, seulement... Jme décroche maintenant la machoire tellement je souris. Est-ce que je le fais exprés ? Certainement, mais je suis vraiment heureux, pris d'une frénésie de joie pour une raison ou une autre. Jfais pas attention ou je marche alors forcément mes pieds finissent dans les flaques. Tant pis, mouillé pour mouillé... Jme dis que finalement, si j'aime bien la pluie, c'est parce que jpeux rentrer au chaud... je m'imagine pas tellement passer la nuit dehors.
Le noir et la pluie, ca me fait penser aux retours de soirées dans les bars, ou on s'entasse à 7 dans une voiture et ou j'écope invariablement du coffre. Je fais mine de râler, mais j'aime bien au fond. On passe trop peu de temps dans le coffre des voitures, à regarder filer le paysage à l'envers, l'impression que si on tend les jambes on pourra s'amuser a frotter ses chaussures sur le bitume qui défile. L'incroyable impression d'éloignement aussi, qu'on s'éloigne de l'ivresse et de la convivialité, pour rentrer chaqu'un dans sa propre monotonie.
Le malheur existe, on le croise en bout de piste,
On relâche la pression, et là c'est l'impression
Du vent qui s'engouffre, se tord siffle et souffre...
La forme s'effile, le fond se déforme :
Hors norme battements de cil, qui de trop de lourdeurs s'ornent.
Un barbare flottement cire, le beau parquet brillant
Dpas être sûr de resentir, ce qu'on pense vraiment
Pourquoi pas s'en aller, et laisser en partant,
Squi ne fait pas ce qu'on est, et ce qu'on resent vraiment ?
On relâche la pression, et là c'est l'impression
Du vent qui s'engouffre, se tord siffle et souffre...
La forme s'effile, le fond se déforme :
Hors norme battements de cil, qui de trop de lourdeurs s'ornent.
Un barbare flottement cire, le beau parquet brillant
Dpas être sûr de resentir, ce qu'on pense vraiment
Pourquoi pas s'en aller, et laisser en partant,
Squi ne fait pas ce qu'on est, et ce qu'on resent vraiment ?
Un peu de chaleur maintenant, Lirg, un peu long a faire, mais finalement ... jm'y perds
Un blog d'artiste ? un peu présomptueux peut-être ... Un blog d'autiste ? certainement.
Enfin si j'ai finalement opté pour l'artiste, c'est pasque pas l'envie de faire un blog d'autre chose, d'étaler ma vie, même si ca va surement m'arriver...